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Historique de la marinière Un habit à l’origine militaire...
A l’origine la marinière est la tenue des matelots. Elle apparaît dès le XVIIe siècle sur les peintures de batailles navales anglaises et hollandaises.
A cette époque il n’existait pas de réglementation militaire. Les marins portent leurs habits de tous les jours sur les bateaux. Seul le costume des officiers était soumis à des règles strictes.Il faut attendre 1858 pour qu’une ordonnance militaire règlemente en détails l’uniforme des hommes d’équipage avec bien évidemment le fameux tricot rayé bleu indigo et blanc.
Une authentique marinière doit avoir :
• sur le corps 20 / 21 rayures bleu indigo de 10 millimètres de large et 21 rayures blanches de 20 millimètres de large
• sur les manches 14 / 15 rayures bleu indigo et 15 raies blanches Ses manches trois-quarts doivent être plus courtes que celles de la vareuse
Selon les marins, la marinière était utile pour repérer un homme tombé à la mer

... mais qui s’est imposé comme un intemporel
Mais la marinière n’est pas cantonnée au style militaire. Cet habit a progressivement su s’imposer comme un élément indispensable de notre garde robe. Pendant la grande guerre, Coco Chanel qui fréquentait les stations balnéaires s’est inspirée des marins locaux. Elle lance dans sa boutique à Deauville le « style marin » basé sur des marinières courtes.
Ainsi la rayure devient synonyme de luxe et se répand sur tout le territoire.
Des années plus tard, Karl Lagerfeld, dans la tradition de la maison Chanel, revisitera la marinière dans certaines de ses collections notamment celles de prêt à porter estival« les Croisières ». Dans les années 1960, Yves Saint Laurent introduit dès ses premières collections destinées à la haute couture la marinière qu’il détourne selon ses envies.
Par la suite de nombreux artistes ont posé vêtus d’une marinière : Pablo Picasso, Brigitte Bardot, Sting ... Néanmoins le plus fidèle est Jean Paul Gaultier. La marinière fait partie intégrante de son univers créatif. Elle est présente dans de nombreuses de ses collections adultes ou enfants et il l’utilise pour le design de ses flacons de parfums pour hommes « le Mâle ». En 1983 la marinière a même été l’élément principal de sa collection Boy Toy.
Autres faits marquants :
• Un des modèles de maillot de l’équipe de France de football était inspiré de la traditionnelle marinière.
• La marinière est le symbole du « Made in France » et donc véritable porte drapeau national.
La marinière a su traverser les époques et les différentes modes – c’est un basique de toute garde-robe.
Toujours élégant, jamais démodé, c’est une pièce intemporelle.

Les pulls, mailles, gilets
Au cours du XVIIIe siècle les navigateurs bretons se rendirent en Angleterre pour y vendre oignons et ail.
Afin de lutter contre le froid et les vents marins, ils créèrent « le chandail marin ».
L'expression française "marchand d'ail" qui désignait ces gens, est devenue dans le langage commun "chandail". Le mot chandail correspond aujourd’hui au pull marin.
Le pull marin était un long vêtement, porté très prés du corps. Il permettait une protection complète du dos.
Ce tricot était confectionné en drap de laine avec la particularité d’avoir des mailles très serrées. De plus, une maille secrète permettait au tricot d’apporter chaleur et imperméabilité à son porteur par grâce a sa grande résistance au vent et au froid. Le pull marin constituait un vêtement pratique à enfiler.
D’abord utilisé par les marchands, il a ensuite été repris par les marins qui en ont fait leur vêtement de travail.
Ainsi nous comprenons qu’à l’origine, le pull marin était réalisé pour un usage professionnel. Par la suite il s’est démocratisé et comme tout le monde le sait, est devenu l'un des vêtements culte du XXe siècle. La renommée du pull marin a dépassé les bords de mers de la Bretagne si bien que partout où vous vous
trouvez, vous l’adorez.


Ciré marin breton
Le ciré marin est un vêtement emprunt d’histoire. Le porter, c’est comprendre qu’il a été crée pour répondre à un réel besoin.
L’ancêtre du ciré était un gros manteau enduit d’huile pour le rendre imperméable et teint de jaune pour permettre aux marins de mieux se faire repérer en cas de problème. Ce vêtement jaune a été utilisé comme uniforme dans la marine pendant une vingtaine d’années, jusqu’en 1953. Le ciré marin est né entre la fin des années 60 et le début des années 70 en Bretagne. Ce vêtement n’aurait pas vu le jour sans le fameux crachin typique de la région. En effet, l’histoire raconte qu’il aurait été inventé à l’époque par Guy Cotten, grand concepteur de vêtements et habits marins afin de satisfaire la demande d’un de ses amis directeur de centre nautique : « Pourquoi personne n’a encore imaginé un vêtement qui soit aussi efficace que la vareuse et aussi pratique qu’une veste ? ». Ceci voulant dire un vêtement qui protège aussi bien du vent que le lourd coton enduit, tout en étant plus imperméable et rapide à mettre.
Apres une semaine de travail et de recherche sur la création d’un vêtement qui répondrait aux attentes des marins, le fabriquant met au point un premier modèle. Celui-ci prend la forme d’une veste dont la fermeture est à glissière et double patte Velcro.
Au delà de son aspect pratique, le ciré breton est devenu un accessoire de mode qui n’est plus utilisé seulement par les marins ou porté en bord de mer. Par mauvais temps, il reste le vêtement indispensable.


Les vareuses
Il était une fois, trois marins bretons partis en mer pour pécher le dîner du soir. Alors que les pécheurs étaient en plein milieu de l’océan, une tempête éclata. Ceux-ci s’échouèrent sur une ile et leurs cirés furent troués de toute part.
Le plus vieux, eut alors l’idée d’utiliser les voiles usagées de leurs bateaux pour se tenir au chaud. Ils se mirent alors à coudre leurs voiles usagées avec le peu qu’il leur restait. Une fois la tempête terminée, les matelots repartirent naviguer sans voile. Lorsqu’ils revinrent chez eux, le village, voyant le bateau sans mat ni voile, les acclamait et criait “vareuse” “vareuse” qui signifiait sans voiles en vieux breton. Ainsi furent confectionnées pour la première fois des vareuses.
Depuis, la vareuse a bien évoluée. C’est une tunique cousue sur les cotés à manches fendues sur le devant pour faciliter l’habillage. La vareuse authentique est en toile de coton. Elle se reconnait à deux caractéristiques :
• un bouton fermant l’encolure par l’intérieur
• une ou deux poches intérieures pour protéger ses objets
La vareuse portée par tous les professionnels de la marine est le vêtement marin le plus simple et le plus protecteur. Effectivement elle est plus simple que les marinières et plus protectrice que les cirés, même si ceux-ci sont fortement conseillés en temps de pluie.